Equateur & Galapagos
17 avril - 2 mai 2006

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Nous devons l'organisation de ce superbe voyage à notre ami Roland Albignac. Nous avons bénéficié de sa grande expérience du pays et sa connaissance approfondie des Galapagos. Son statut d'expert auprès de l'UNESCO pour la préservation de la faune et la flore lui a donné l'occasion de s'y rendre à de nombreuses reprises. Il y a aussi guidé des personnalités telles Hubert Reeves ou Nicolas Hulot pour un Ushuaïa Galapagos.

  Quito & Mindo  

La première semaine a été consacrée à la découverte de l'Equateur. Le pays est trop vaste et varié pour que l'on puisse l'appréhender dans sa totalité sur une durée aussi courte. Il a donc fallu faire des choix, privilégier des secteurs et faire l'impasse sur d'autres. C'est ainsi que nous nous sommes concentrés sur le nord de Quito. Nous avons visité la capitale historique et ses principaux monuments, la forêt primaire pluviale aux environs de Mindo, le Paramõ d'El Angel dans la cordillière et la région d'Otavalo. Nous avons du faire l'impasse sur le sud, les régions côtières ainsi que l'Amazonie qui ne manquent pourtant pas d'intérêt.

  Georges  

Georges a été notre guide local pour cette première partie du voyage.
Durant les trajets en car sur la Transaméricaine il a su captiver l'auditoire en nous racontant avec beaucoup de sagesse et d'humour les péripéties de la politique du pays au cours de la période récente. Evénements majeurs dont on a pourtant très peu parlé en France.

La région de Mindo comporte encore de belles zones de forêt primaire. Il s'agit d'une forêt pluviale située autour de 1500 mètres d'altitude qui reçoit les pluies portées par les vents venant du Pacifique. Les nuages butent sur le flanc ouest de la cordillière et s'y déversent. Le flanc est subit un climat beaucoup plus sec.

La faune et la flore sont très riches : Insectes, oiseaux dont une multitude de colibris, orchidées etc.

  Le Paramõ et Otavalo  

Nous avons quité Mindo pour remonter vers le nord afin de gagner le Paramõ d'El Angel, parc national destiné à préserver des territoires d'altitude dans la Cordillière des Andes. La faune et la flore y sont également d'un grand intérêt en raison d'un fort endémisme. Ici poussent les Polylépis qui sont probablement les arbres les plus hauts du monde. Ils forment dans la réserve une forêt originale. Malgré leur taille modeste il s'agit d'arbres à croissance très faible dont l'âge est estimé pour beaucoup à plus de mille ans. Autre plante tout à fait originale, Espeletia pychnophyla elle aussi endémique et qui forme de grandes populations sur les flancs de la Cordillière.
Les animaux sont plus rares. On parle de loup et d'ours à lunettes. Nous avons pu apercevoir de très loin un vol de condor mais j'ai renoncé à présenter ici la photo que j'en ai prise. Malgré ses trois mètres d'envergure le volatile est réduit à quelques pixels !
Nous sommes ensuite redescendus vers Otavalo pour voir le marché qui se tient le samedi matin.
Nous avons passé une nuit à Quito avant de prendre l'avion pour les Galapagos. Difficile de trouver le sommeil lorsque l'on est pas habitué à dormir à 2800 mètres. L'occasion d'entendre les coups de feu qui retentissent de temps en temps. L'Amérique du sud est conforme à sa légende.

  L'archipel des Galapagos  

L'archipel des Galapagos est à environ 1000 kilomètres à l'ouest de l'Equateur. Bien que situé sur l'Equateur les eaux qui le baignent y sont relativement froides du fait du courant de Humbolt qui remonte le long de la côte ouest de l'Amérique du Sud. Cela explique la présence d'oiseaux tels que manchots et albatros.
La majeure partie de l'archipel est un parc national. Seules quelques unes des îles sont habitées, les autres sont en réserve totale.
Compte tenu de l'intérêt exceptionnel de la faune et la flore et aussi de leur fragilité face aux menaces qui pèsent sur elles le tourisme, qui fait l'objet d'une croissance régulière, est sévèrement réglementé. Seul environ 1% du territoire est accessible aux touristes qui se doivent de respecter les consignes des guides. Plusieurs îles sont entièrement interdites, même aux scientifiques.
La visite des îles se fait sous forme d'une croisière à partir de bateaux loués en général pour une semaine. Les groupes de visiteurs sont limités à une vingtaine de personnes encadrées par un guide du parc. Ils se doivent de respecter les cheminements imposés, ne pas fumer, ne rien emporter ni laisser et ne pas s'approcher à moins de 3 mètres des animaux, ce qui est parfois difficile lorsqu'ils se trouvent sur le chemin.

L'avion d'Aérogal a atterrit à Baltra. Nous avons gagné l'île de Santa Cruz, toute proche, que nous avons traversée jusqu'à Puerto Ayora pour visiter la Station Darwin. C'est un centre d'étude et de reproduction de la faune menacée des îles qui est ouvert au public. On peut y voir, au milieu de magnifiques cactus Opuntia, les tortues géantes et les iguanes de differentes espèces.
Nous avons embarqué le lendemain sur l'Estrella del Mar II, le bateau grâce auquel nous allions pouvoir naviguer une semaine entre les îles.

Genovesa est dans l'hémisphère Nord. Cette petite île ouverte au tourisme est formée d'un cratère envahi par la mer. On y trouve la seule colonie de Fous à Pieds rouges de l'archipel.
Elle abrite également de grande quantités de Frégates, des Fous masqués ou Fous de Nazca, des Petrels tempête.
Nous avons pu y observer le Hibou brachyote qui est ici un prédateur des Petrel. L'un d'entre eux, absolument indifférent à notre présence, a capturé par deux fois un Pétrel qu'il est venu ensuite dévorer à quelques mètres de nous.


Pour pouvoir faire de la plongée aux Galapagos il faut être breveté niveau 1. Nous étions trois dans notre groupe et nous avons pu faire cinq plongée sur différents spots.
Les plongées ont lieu entre 20 et 25 mètres dans des eaux relativement fraîches. Le corail est absent et il n'y a pas de lagons autour des îles. La faune est abondante : tortues, requins, raies et poissons divers.
Les Otaries viennent jouer autour de nous avec une virtuosité et une espièglerie surprenantes. Ce sont des moments magiques absolument inoubliables.
A la fin de la croisière 4 d'entre nous ont également pu faire un baptême de plongée très apprécié.

Santiago héberge une importante quantité d'Iguanes marins. Nous y avons vu quelques Otaries à fourrure, beaucoup moins nombreuses et plus difficiles à voir que leur cousines.
Bartolomé offre des paysages volcaniques de toute beauté. Le soin que les autorités du pays mettent à préserver ces sites exceptionnels est payant. Un cheminement est aménagé pour éviter le piétinement anarchique du sol. Le résultat est que l'on a l'impression de se trouver devant un site intact de toute trace humaine.

 

Les parades des Fous à pied bleu au nid sont spectaculaires. Les oiseaux se dandinent d'un pied sur l'autre comme s'ils étaient fiers de montrer leur jolie couleur. : "t'as vu mes pompes ?".
Le débarquement au milieu d'une colonie d'Otaries est toujours impressionnant, même si l'on finit par s'y habituer. Les animaux sont dépourvus de toute agressivité et ne se bougent même pas pour céder le passage. Seuls quelques vieux mâles qui veillent sur leur harem ont parfois une attitude menaçante et mieux vaut les laisser tranquilles.

 

Isabella est la plus grande île. Elle comporte quatre volcans. Nous avons fait l'ascension du plus grand : la Sierra Negra. Le cratère de 10 kilomètres de circonférence a été l'objet d'une importante éruption en octobre 2005. Les traces en étaient encore toutes chaudes. Nous avons pu nous approcher au plus près de ce "rendez-vous-du-diable" ! L'ascension s'est faite en 4x4 puis sur de "petits bourrins" et enfin à pied.

Floreana est une île qui a été habitée de longue date. Les traces laissées par les pirates sont encore visibles, dans un repaire, au coeur des rochers qui dominent l'île.
Ce lieu est également connu pour l'histoire obscure qui entoure la famille Wittmer, des allemands venus s'y établir vers 1930 en quète d'une vie à l'écart de la civilisation. Toutes ces personnes, aujourd'hui disparues, reposent dans un cimetière pittoresque sur ces terres du bout du monde.
Espagnola héberge une colonie d'Albatros qui viennent pour s'y reproduire. Nous avions la chance d'y être à la bonne période en début de nidification et les premiers arrivants avaient pris possession de leur territoire. Ces oiseaux majestueux sont vraiment superbes. Ils cohabitent avec les Fous masqués et Fous à pieds bleus. Une population d'Iguanes marins se distingue par les couleurs vives de cette sous-espèce endémique.

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  L'inoubliable Jober  

 

Philippe Pallu janvier 2007