Les avions et moi

Pourquoi cette page ?

Cette page contient une partie de ce qui, de près ou de loin, a marqué mon rapport avec les avions, jusqu'à ce que je me décide à apprendre à piloter pour de bon en ce mois de septembre 2003. Elle est un peu longue, un peu hétéroclite aussi ... mais bon ! A prendre comme c'est pour l'instant.

Une passion ?

Je ne crois pas vraiment. Sinon j'aurais appris à voler beaucoup plus tôt. Enfant et adolescent je me suis intéressé, comme beaucoup, aux monde des avions. Je ne sais pas si ce qui m'émerveillait le plus était le fait de voler ou les machines ayant les capacités à le faire. J'habitais le 18ème arrondissement, Porte de la Chapelle, c'est à dire près du Bourget ou se déroulait tous les 2 ans le meeting aérien et le Salon du même nom. Pendant une semaine le ciel de Paris était livré aux avions venus du monde entier. Le meeting proprement dit clôturait la semaine et il faut dire qu'on en avait plein les yeux... et les oreilles. Les règles de sécurité n'étaient pas encore aussi strictes qu'aujourd'hui et les pilotes mettaient le paquet pour épater la galerie.

Je me souviens de présentations époustouflantes des patrouilles et, notamment, d'une patrouille américaine sur Super Sabre. Quatre appareils après une chandelle et un éclatement aux quatre points cardinaux revenaient se croiser au même point au ras de la piste, deux d'entre eux en vol sur le dos !

Je me souviens aussi de la présentation de la vraie capsule Appolo 8, la première ayant orbité autour de la Lune, ainsi que d'une maquette grandeur nature des moteurs de la gigantesque fusée Saturne V.

Je me souviens du bruit assourdissant au moment du décollage des patrouilles de chasse ou du Concorde lors de ses toutes premières présentations publiques. Les papiers de bonbons tremblaient sur la pelouse !

Je me souviens aussi que ces démonstrations spectaculaires furent souvent l'occasion d'accidents graves dont je fus plusieurs fois témoin.

J'ai plus ou moins rêvé de piloter un jour moi même un des ces avions. Sans plus ! les circonstances et aussi la perspective d'études longues et difficiles avec une sélection sévère, m'ont détourné de cette voie. Je vivais cette passion seul dans mon coin, ne connaissant personne appartenant au monde de l'aéronautique. Je possédais quelques petits livres d'identification des avions et je les connaissais tous. J'ai lu aussi quelques récits écrits par des aviateurs illustres. Je me souviens du "Grand Cirque" de Pierre Closterman,"Pilote de Stukas" de Hans Rudel, et aussi "Normandie Niemen" et probablement quelques autres.

J'ai aussi réalisé que ces machines étaient avant tout des engins de guerre et qu'à y réfléchir cela les rendait beaucoup moins sympathiques .

J'ai eu mon baptême de l'air assez tard : un vol au dessus de l'île de Ré pendant les vacances.

Un peu plus tard j'ai eu l'occasion de faire plusieurs vols avec des amis pilotes et de mieux goûter le plaisir de voler où l'on veut sur un petit avion. L'un d'entre eux était un pilote professionnel aux nombreuses heures de vol. Il m'est arrivé à cette occasion de prendre parfois les commandes sur le siège droit pour tâter un peu du pilotage.

C'est aussi l'époque où sont apparu les simulateurs de vol sur micro ordinateurs. Je m'y suis tout de suite intéressé et même passionné. Cela comblait mon goût pour le pilotage sans me coûter cher et sans prendre de risque. J'ai suivi toute l'évolution de Flight Simulator depuis la version 1 qui tournait sur Apple II.

Néanmoins l'idée d'apprendre à piloter me chatouillait toujours, sans que je parvienne à me décider. Le moment est venu à l'heure de la retraire. On a du temps, un peu de sous et l'envie de voir du monde pour remplacer les copains qui sont restés au boulot.

Alors voila ! Cette fois-ci je me suis décidé.

Quelques étapes de ma formation au PPL ici


Flight Simulator

Dès les débuts de la micro-informatique, des programmeurs ont pensé à adapter des programmes de simulation de vol à ces machines, malgré leurs faibles capacités. Quelques programmes ont ainsi vu le jour au début des années 80. L'Apple II avait un processeur (le 6502 de Motorola) cadencé à environ 8 Mhz si ma mémoire est bonne. La sienne était de 16, voire 64 Ko. Les disquettes faisaient 90 Ko. Nous sommes donc dans un rapport de l'ordre de 1 à 1000 comparé aux machines actuelles. Autant dire qu'avec des capacités aussi faibles on était loin du rendu actuel en matière de performances et d'aspect.

Cette copie d'écran vous donnera une idée du résultat. Elles est extraite d'un test du logiciel "Spitfire simulator" que j'avais fait pour la revue Micro Systèmes à laquelle je collaborais de façon tout à fait occasionnelle. L'article est paru dans le numéro de mars 83.

 

J'ai acheté la première version Flight Simulator sur Apple II. Je l'ai donnée depuis a mon ancien collègue Philippe Hiltebrant pour son petit musée de la micro-infomatique. A l'époque le logiciel créé par Bruce Artwick était édité chez Sublogic. Bill Gates ne l'avait pas encore phagocyté.Je n'ai malheureusement plus d'images de cette première version de Flight Simulator. Vous pourrez en savoir plus sur l'historique de ce logiciel ici

Récemment j'ai eu la surprise de remettre la main, à l'occasion du rangement de ma bibliothèque, sur le manuel de cette première version de FS.

Au fil des versions le logiciel a considérablement évolué pour atteindre aujourd'hui un degré de sophistication et de réalisme stupéfiant au point d'être adopté par les écoles de pilotage comme aide à la formation.


Concordski

C'était le surnom du Tupolev 144 dont les plans avaient été visiblement pompés sur ceux du Concorde.
En 1973 j'assistais aux présentations en vol depuis le balcon de mon frère, au 10 ème étage d'un immeuble de la Courneuve. Devant nous les pistes, distantes de deux ou trois kilomètres.


photo Michel Villard

Le Concorde venait de faire une présentation brillante et j'ai toujours eu l'impression que le Tupolev, ne voulant pas être en reste, prenait le maximum de risques.

Après être passé au dessus de nous il vira pour repasser au dessus de la piste, il entama une montée à forte pente qui se termina par une abattée. La structure ne résista pas à la ressource que fit le pilote pour éviter le crash. Un aile se brisa et immédiatement l'appareil tomba en feu sur Goussainville. J'avais l'appareil photo au cou avec un télé de 300. J'ai pris ces quelques photos le souffle coupé et le coeur battant.


Voyage à Munster

En 1975 j'ai eu l'occasion de faire un déplacement professionnel à Munster, en Wesphalie. Nous étions un petit groupe et nous avons eu la chance de pouvoir faire ce déplacement en avion d'affaire.

A l'aller nous devions voyager dans un Piper. Au moment des vérifs prévol le pilote semblait inquiet. Visiblement quelque chose clochait. Nous nous somme tout de même alignés pour le décollage et il a mis les gaz... pas longtemps. L'avion commençait à prendre sa vitesse lorsqu'il a tout interrompu pour retourner au parking .Panne de magnéto !
Bilan : une heure de retard et nécessité de changer d'appareil. Coup de chance c'était un petit Beechcraft, encore mieux que le Piper.

C'était la première fois que je pouvais vivre un vol de l'intérieur. Voyant que nous étions intéressés, les pilotes avaient laissé le rideau ouvert pour que nous puissions voir. Je n'y connaissais pas grand chose mais grâce à leurs explications j'ai pu découvrir ce qu'était un vol IFR.


Air Seychelles

Nous avons fait trois voyages aux Seychelles.
Pour se déplacer d'île en île, Air seychelles emploie des DHC6 Twin Otter. J'adore cet avion ! C'est un petit avion bien adapté à cette utilisation. Il est puissant, décolle sec et atterrit court. Là aussi on peut vivre le vol avec les pilotes pour peu qu'on réussisse à se mettre aux places avant.



Maldives

Le pays est constitué d'une multitudes d'îlots, on parle de 2000, répartis selon un axe nord sud. Malé, plus petite capitale du monde, occupe la totalité de l'un d'eux. L'aéroport a été construit à côté sur une plate forme artificielle gagnée sur l'océan. Les îlots les plus proches sont desservis par des petits bateaux, les dhonis. Ceux qui sont plus éloignés le sont par une flotte d'hydravions, certainement une des plus importante au monde, composée de Twin Otter.


Ce fut encore une occasion d'apprécier ce petit avion dans sa version hydravion et de faire notre baptême sur ce type d'appareil. On nous avait dit que le spectacle des Maldives vues du ciel était merveilleux. Cela doit être vrai mais le temps maussade ne nous a pas permis d'en profiter.
A noter la charmante copilote en short et pieds nus.


Madagascar

Lors d'un vol intérieur Tuléar- Morondava sur Boeing 737, j'ai pu assister à l'atterrissage dans le poste de pilotage. Il va sans dire que j'ai particulièrement apprécié ce cadeau et que je n'en ai pas perdu une miette. J'ai filmé toute l'approche depuis le petit siège que l'hôtesse m'avait installé entre le commandant de bord et le copilote.


Un grand merci à l'équipage car aujourd'hui les mesures de sécurité rendent cela difficile.


Madagascar

Lors de ce voyage effectué à l'occasion de l'éclipse de juin 2001 j'ai fait également mon baptême d'hélicoptère. Une demi heure au dessus des paysages grandioses du parc national de l'Isalo. Sans les portes pour pouvoir filmer sans en perdre une miette.



L'objet insolite

J'ai acheté cet altimètre dans une brocante.
Malgré l'âge canonique il fonctionne parfaitement.
Où cela devient étonnant c'est que j'ai eu la surprise de voir le même à la télé voici quelque temps. C'était à l'occasion d'une émission ou le petit fils de Blériot évoquait l'exploit de son illustre grand-père. Sur la table devant lui, il avait mis quelques objets ayant appartenu à son grand-père. Il y avait son altimètre : le même !


L'objet mystérieux

Ce truc se trouvait dans le jardin de mes parents près de Caen. Ma mère s'en servait comme récipient à tout faire.
Un jour, un ami féru d'aviation qui nous rendait visite, a cru y reconnaître une partie d'un avion qu'il a identifiée. Rien d'étonnant si l'on considère que la maison de mes parents se situait au coeur de la bataille de Normandie, dans le secteur libéré par les Anglais.
Je ne me souviens absolument plus du modèle ni du rôle de la pièce. J'ai recherché en vain sur des photos d'avions de la dernière guerre.
L'objet fait environ 40 cm de diamètre et autant de hauteur. Il est en aluminium et comporte des restes de peinture kaki.
Il m'a été suggéré qu'il pouvait s'agir d'un capot de protection de régulateur d'hélice. En tout cas la disposition des ouïes fait penser à une pièce statique.


Septembre 2003

Inscription à L'Aéro-Club d'Esbly (ACE) pour apprendre à piloter. Début sur Cessna 150.

Au bout de 4 leçons je garde le moral mais je me dis que ce n'est pas encore gagné. Flight simulator n'a pas servi à grand chose pour ce qui concerne le pilotage. Quoi qu'on en pense, un joystick ce n'est pas un manche. Tous les automatismes sont à acquérir. Quand on est la haut c'est dingue tout ce qu'il y a à faire. Enfin... je trouve !

Quelques étapes de ma formation au PPL ici

 

(c) 2003 - P. Pallu